Thaïlande

En 2013, la Commission nationale des droits humains de Thaïlande a proposé de créer une ” liste blanche ” qui comprendrait les noms des défenseur·e·s des droits humains en danger, afin de sensibiliser le public et d’inciter les autorités à assurer leur protection. Après le coup d’État militaire du 22 mai 2014, le ministère de la Justice a adopté l’ordonnance 412/2557 le 28 octobre 2014, donnant au département de protection des droits et libertés du ministère de la Justice le pouvoir d’élaborer des règlements et un système de protection pour promouvoir les droits humains et les libertés civiles. Afin de fournir des mesures efficaces pour la protection des défenseur·e·s des droits humains en danger (c’est-à-dire ceux qui figurent sur la “liste blanche”), le département a créé un groupe de travail, dont la principale fonction est de proposer des lignes directrices et de travailler sur les mesures de protection des défenseur·e·s des droits humains. Ses tâches comprennent également l’élaboration de critères et la mise en œuvre des mesures convenues.
Les principaux membres du Groupe de travail étaient des représentants de l’État (notamment des fonctionnaires du Département de la protection des droits et libertés, de la police thaïlandaise et du Département des juges-avocats généraux), la Commission nationale des droits humains (indépendante) et des représentants de la société civile (notamment un·e universitaire et des organisations de promotion des droits humains).
Le 24 juillet 2015, le groupe de travail s’est réuni pour discuter des conclusions de deux sous-groupes. Le premier sous-groupe a présenté une définition des défenseur·e·s des droits humains conforme à la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme, mais excluant les défenseur·e·s des droits humains qui violent la loi. Le second sous-groupe sur les analyses de risques et les leçons apprises a suggéré des mesures pour reconnaître, récompenser et engager un suivi avec les DDH travaillant sur des questions qui les mettent en danger. Bien que les DDH n’aient pas de représentation permanente au sein du groupe de travail, les DDH communautaires étaient présents. Le groupe de travail a organisé plusieurs réunions mais aucune action concrète n’a été prise depuis.
concrètes n’ont été prises depuis. Jusqu’à présent, il n’a présenté aucun résultats.
Fin janvier 2021, le Sénat thaïlandais désigné a choisi à une écrasante majorité Wasan Paileeklee pour siéger à la Commission nationale des droits de l’homme (NHRC). Wasan n’avait aucune expérience en matière de droits de l’homme. Il a travaillé avec le Centre anti-fake news du gouvernement militaire de Prayuth Chan-ocha, ce qui implique que l’État considère de plus en plus les allégations de violations des droits de l’homme comme des fake news.

Mise à jour : 02/2020